GALERIE DAVID D'ANGERS

ABBAYE DU RONCERAY

MUSÉE JEAN LURÇAT

ET DE LA TAPISSERIE CONTEMPORAINE

CHÂTEAU D'ANGERS

CLOÎTRE SAINT-JEAN

CHAPELLE SAINT-JEAN

MUSEUM DES SCIENCES NATURELLES

GRENIERS SAINT-JEAN

LE LIEU, SOURCE DE VÉRITÉ ARTISTIQUE

ABBAYE DU RONCERAY

Vers l’An mille, le comte d’Anjou Foulques III, dit Foulques Nerra – « le Noir », en raison de son teint sombre – commence à se préoccuper de son Salut. Désigné comme l’un des chevaliers les plus batailleurs du Moyen-Âge par les historiens, il aurait, selon la légende, fait brûler vive l’une de ses épouses qu’il accusait d’adultère. Qu’à cela ne tienne, il entreprend plusieurs pèlerinages à Jérusalem, et multiplie l’édification d’abbayes dans ses domaines. La culpabilité de ce comte ombrageux nous vaut donc la superbe abbaye Sainte-Marie-de-la-Charité, dite plus tard ‘du Ronceray’ : au XVIe siècle, une ronce y poussait dans la crypte et semblait vouloir enlacer une statue de la Vierge. L’abbaye se déploie autour de son cloître et se prolonge par deux églises enchevêtrées, celle, abbatiale dite du Ronceray (XIe siècle), et celle de la Trinité (XIIe siècle) qui lui est attenante — toutes deux classées Monuments historiques par Prosper Mérimée en 1840.

Les bâtiments conventuels abritent depuis 1815 l’Ecole des Arts et Métiers. Au début du XIXe siècle, le chœur de l’église abbatiale s’est effondré, et un maître-autel a été installé pour fermer la nef. Derrière, l’abside et les bras du transept ont longtemps servi de blanchisserie et de remise pour l’Ecole. Au XXe siècle, la longue nef romane a accueilli des expositions d’art contemporain. Les pierres de l’abbatiale, de plus de neuf cents ans d’âge, côtoient les bâtiments et ateliers ajoutés à l’édifice à partir du XVIIe siècle, dont le cloître qui sert encore aux fameux Gadzarts, les élèves de l’école. L’histoire ne dit pas si Foulques Nerra obtint le salut ; mais il dota Angers, à n’en pas douter, de l’un de ses plus joyaux historiques, chef d’œuvre roman méconnu.

Avec ses vastes voûtes romanes, ses chapiteaux du XIe siècle et ses peintures murales qui sont parmi les plus anciens de l’art roman, le Ronceray est un site propice à l’émerveillement et à la redécouverte. Il ne faut pas y rater ses chapiteaux qui représentent des scènes bibliques taillées dans la pierre – et pourquoi ne pas tenter d’y repérer le plus remarquable d’entre eux, ‘La fuite en Égypte’ ?

La nef, véritable vaisseau de lumière, accueille Yaël Naïm et l’Ensemble Zene pour la rencontre entre musique pop et baroque mais aussi Noëmi Waysfeld et Christian-Pierre La Marca. Quant au transept et au chœur, cachés derrière le maître-autel, marqués par les outrages du temps, ils forment l’écrin de Simon Ghraichy et d’Astrig Siranossian pour une exploration musicale qui ressemble fort à de l’Urbex patrimonial.

“Les nefs, les charpentes, les arcs, qui permettaient au son de rebondir, se sont parfois écroulés. Le son peut donc tourner, il est absorbé. Cet endroit a une âme qui se sent tout de suite.”

“Nous pourrions faire une construction sonore sur le lieu, il a vécu, contrairement aux boîtes noires dans lesquelles j’enregistre d’habitude.”

Yael Naim et l’ensemble ZENE

“Ma première impression était une grande surprise : j’avais l’impression de faire du piano « Urbex » dans cet endroit de grandeur et de décadence âgé de plusieurs siècles. Ces pierres ont une résonnance assez particulière, j’ai eu une émotion très forte. J’avais l’impression que chaque note du piano avait sa propre résonnance dans ce lieu. Il m’a porté.”

Simon Ghraichy

“Tellement d’histoires se sont passées, tellement de vies, tellement de personnes ont regardé, croisé ces mêmes pierres. Les voûtes, les différents niveaux, des pierres différentes, des matières, les volumes créent une grande richesse. C’est inspirant.”

Astrig Siranossian

« J’aime les lieux atypiques ou qui racontent une histoire. J’ai l’impression d’avoir moins à prendre en charge. Le vide et le silence habités par les restes du passé nous ont permis avec le violoncelliste Christian-Pierre La Marca de proposer une histoire, en contact avec la pierre et le matériau brut. »

Noëmi Waysfeld

CHÂTEAU D’ANGERS

Fièrement installé depuis le XIIIe siècle sur le promontoire rocheux qui domine la Maine, le château d’Angers est l’emblème de la ville avec ses 17 imposantes tours défensives. C’est la plus grande forteresse du Val de Loire (en plus de ses 17 tours, près d’1 km de murailles de schiste et de tuffeau) qui fut bâtie par Saint Louis au XIIIe siècle. Prison pendant sept siècles, le château d’Angers est aujourd’hui l’écrin d’un chef-d’œuvre du XIVe siècle : la Tenture de l’Apocalypse, commandée par Louis 1er d’Anjou vers 1375. Il s’agit du plus grand ensemble de tapisseries médiévales du monde (4,50 m de haut et 100 m de long).

Si le château d’Angers est fortement marqué par les aménagements réalisés par les ducs d’Anjou, c’est le dernier d’entre eux, le roi René (1409-1480) qui a voulu faire de l’Anjou « le jardin de la France ». René d’Anjou est considéré comme précurseur de l’horticulture en Anjou. Il a fait cultiver la vigne et a importé en Anjou des essences méditerranéennes. Entre histoire, innovation et développement durable, les jardins du château d’Angers sont un reflet du patrimoine végétal de l’Anjou.

  • Thibault Cauvin

« C’est une cité dans la cité avec une âme très forte – nous ne voulions pas dresser une carte postale du château. Les séquences tournées à l’extérieur s’adossent à celles enregistrées dans une grande pièce de l’édifice, qui laissent la place au musicien et à sa musique. L’acoustique était incroyable : imposante, majestueuse, très élégante et puissante… à l’image des lieux. »

Thibault Cauvin

CHAPELLE SAINT-JEAN

Situé sur la rive droite de la Maine, l’ancien hôpital Saint-Jean est l’un des derniers exemples remarquablement conservés des complexes hospitaliers bâtis au Moyen-Âge. Edifié à la fin du XIIe siècle, classé Monument historique par Prosper Mérimée dès la première liste de 1840, c’est aussi un des plus anciens Hôtels-Dieux de France. Aujourd’hui au cœur de la ville, il marquait à l’époque l’extrémité nord-ouest de la cité médiévale : il s’agissait alors d’en éloigner les malades tout en leur offrant un lieu d’asile. Son histoire rejoint la légende et notamment la saga de la dynastie Plantagenêt, puisque qu’Henri II, père de Richard Cœur de Lion, l’aurait fait construire pour expier le meurtre de Thomas Becket, archevêque de Canterbury…

La grande salle des malades est un édifice majeur de l’art gothique de l’Ouest de la France, dit aussi gothique angevin, ou Plantagenêt : vaste espace de pierre blanche de soixante mètres de long où de fines colonnes à feuilles d’eau laissent s’épanouir toute l’élégance des croisées d’ogives aériennes. Elle accueille depuis 1968 ‘Le Chant du Monde’, monumentale tapisserie de Jean Lurçat qui a donné son nom au musée de la tapisserie contemporaine. Abrité dans ce complexe médiéval hors du commun, cette tapisserie fait écho à un autre chef-d’œuvre, bien plus ancien, la tenture de ‘L’Apocalypse’, visible au château d’Angers.

Attenante à l’hôpital médiéval, derrière l’ancienne salle des malades, se dresse, dans son élégante sobriété, la chapelle Saint-Jean. Son plan carré et ses deux nefs séparées par deux colonnes élancées datent aussi du XIIe siècle. La chapelle était destinée aux malades, qui y recevaient les sacrements avant leur admission à l’hôpital. Sa décoration éclectique comporte un riche mobilier, des retables et des boiseries exceptionnelles, quelques restes de peintures murales et d’imposants gisants, vestiges du musée lapidaire qui occupa le site de la fin du XIXe siècle aux années 1960. Elle est aujourd’hui inaccessible au public.

‘Angers pousse le son’ est l’occasion d’envoyer quelques notes aux patients, mendiants et orphelins qui ont habité, bien longtemps avant nous, ces lieux sûrement déjà majestueux. Titi Robin et Roberto Saadna y réchaufferont l’atmosphère de leurs accords méditerranéens, tandis qu’Elissa Cassini y fera résonner son violon.

“Quand je suis entré pour la première fois dans cette chapelle, j’ai vu ces fresques sur les murs, qui représentent des scènes de la vie. Cette œuvre s’efface parfois. La vie est passée par là. J’ai noté une richesse de couleurs, de vies présentées à travers ces murs, cette ambiance, ses matériaux comme le bois et le marbre. Dans mes paroles, je parle de la naissance, de la mort, de l’amour et de la vie. Ce lieu peut l’incarner.”

Titi Robin et Roberto Saadna

“Nous étions tous silencieux et muets devant cet espace. Nous avons joué plusieurs extraits de Bach et je sentais une vraie chaleur et une douceur sonore ici. L’acoustique est enveloppante, humaine et très agréable. Ce lieu semble avoir un mystérieux passé qu’il reste encore à explorer.”

Elissa Cassini

CLOÎTRE SAINT-JEAN

Au cœur de ce site Plantagenêt, marqué à ses deux extrémités par la salle des malades et les anciens greniers, le cloître servait d’entrée à l’établissement – sorte de salle d’attente couverte pour les patients avant leur admission.

Difficile de ne pas s’étonner, à voir ces seules trois galeries, dont deux d’esprit roman avec leurs arcades en plein-cintre reposant sur des colonnes jumelées : le quatrième côté a-t-il jamais été construit ? En réalité, il ne s’agit pas d’un cloître monacal, mais d’un ensemble de passages à couvert. Au XVIe siècle, ce sont des latrines qui occupaient même l’emplacement du quatrième côté…  et sous le préau est encore visible une vaste ‘fosse d’aisances’ dont les matières s’évacuaient vers la Maine par un grand collecteur le long de la salle des malades, qui était chauffée par un astucieux système sous le pavement.

Le centre du cloître accueille aujourd’hui un puits et un petit jardin de simples – ces plantes connues depuis l’Antiquité pour leurs vertus médicinales. C’est à elles que les malades du Moyen-Âge devaient le soulagement de leurs maux.

Dans ce cloître qu’on imagine aisément traversé par les patients et mendiants du Moyen-Âge, résonneront les voix de Rosemary Standley et Dom La Nena, qui y interprèteront des reprises de leur dernier album, ‘Birds on the Wire’, ainsi que les notes hispaniques et sudaméricaines du jeune duo composé du guitariste Thibaut Garcia et de l’accordéoniste Félicien Brut.

“Le cloître résonne complètement avec notre thématique : la nature, les oiseaux, la lune, le vent, les arbres, la pluie, presque tous ces éléments sont déjà là ! Ils construisent l’ambiance et l’atmosphère du lieu en ce moment. L’acoustique ici est idéale grâce à la pierre et au bois, la musique résonne différemment. Elle nous donne d’autres envies, d’autres manières de jouer, d’autres nuances.”

Rosemary Standley et Dom La Nena

“Des endroits atypiques créent une histoire unique avec la musique. Ce lieu influence notre façon de jouer et crée un imaginaire musical. Le son rebondit sur la pierre et se perd dans les ouvertures. Il a une âme forte et sa beauté et son acoustique rendent le jeu très agréable.”

Thibaut Garcia et Félicien Brut

GALERIE DAVID D’ANGERS

L’église de l’ancienne abbaye Toussaint a vécu, en devenant la Galerie David d’Angers, une véritable résurrection. Bâtie au XIIIe siècle et confisquée à la Révolution, elle fut ensuite laissée à l’abandon et sa voûte s’effondra en 1810. Elle se laissa peu à peu envahir par la végétation, pour former à ciel ouvert, jusqu’à sa rénovation, un paysage romantique à la Friedrich. En 1980, l’architecte Pierre Prunet entreprit d’adjoindre au tuffeau et au schiste ardoisier les matériaux bruts contemporains que sont le bois, le béton, et le verre pour faire renaître le bâtiment. Il parvint alors à restituer le volume intérieur de l’ancienne église, tout en lui offrant une exceptionnelle luminosité, grâce à la verrière et aux larges baies. Le métal et le verre habillent ainsi avec élégance cette architecture sacrée, qu’ils soutiennent et qu’ils ont contribué à relever. Les sculptures de Pierre-Jean David, dit David d’Angers, le grand sculpteur du XIXe siècle, y ont trouvé leur écrin. Elles se laissent admirer dans les moindres détails grâce à la lumière du jour qui envahit l’ancienne nef et le chœur.

Le visiteur est accueilli par des statues monumentales, celles du chirurgien Ambroise Paré, Jean Bart, Fénelon et Gutenberg… avant d’admirer le modèle du fronton du Panthéon que le sculpteur réalisa en 1837 et qui garde l’entrée de la galerie des bustes des hommes illustres du XIXe siècle, de Hugo à Paganini en passant par Goethe, Chateaubriand et Balzac. Des femmes aussi, comme Lady Morgan et Mademoiselle Mars de la Comédie française. Et parmi les centaines de médaillons, il faut chercher celui de Cecilia Odescalchi, son premier amour, qui lui inspira plus tard sa statue de Sainte Cécile, patronne des musiciens….

Cet édifice hétérogène, marqué par les siècles, équilibre d’histoire et de modernité, accueillera dans sa lumineuse transparence la chanteuse Ysé Sauvage et sa guitare. Entre les statues, nous retrouverons aussi Aurélie et Quentin du duo Grise Cornac avec leurs textes sensibles et poétiques.

“Ce qui est magique avec ce lieu, c’est l’acoustique. Il a été agréable de jouer avec une super réverbe. Il y a une ambiance d’église, c’est gigantesque, les plafonds sont très hauts, je sens qu’il me porte.”

Ysé Sauvage

“J’ai l’impression qu’il a une part mystique ici. Je ne sais pas qui sont les personnages représentés, mais ils habitent clairement le lieu. Lorsque nous jouons, une autre dimension se dégage.”

Grise Cornac

GRENIERS SAINT-JEAN

Les greniers ont été construits sur une partie du cimetière Saint-Laurent, don de l’abbesse du Ronceray en 1188. Le bâtiment forme une vaste construction à deux niveaux. Les caves ouvrent vers le nord de plain pied sur l’enclos, grâce à la dénivellation du terrain. A l’étage, les greniers proprement dits sont divisés en trois vaisseaux séparés par de grands arcs en plein cintre retombant sur des colonnes jumelées (XIIe siècle) ou de simples piliers (XVIe siècle).

De la fin du XVIe siècle à la révocation de l’édit de Nantes en 1685 s’étendait devant les greniers le cimetière protestant. En septembre 1561, le maire décide de louer aux protestants une partie des greniers, afin d’éviter le scandale d’un prêche public aux halles, au coeur de la ville. A quoi s’opposent fermement les religieux de l’hôpital. Les grandes épidémies de peste obligent à loger des malades aux greniers, spécialement en 1598. Lors de la visite de Mérimée à Angers en 1836, le bâtiment sert toujours de grenier à blé, fonction qu’il garde partiellement jusqu’à l’inauguration du nouvel hôpital en 1865. La ville les achète en 1868. Depuis 1954, les greniers sont transformés en salle des fêtes.

  • Les Arts Florissants

« L’espace large et voûté avec une charpente magnifique donne au son une chaleur très intéressante. Le lieu est toujours à l’origine du son, il renferme un aspect de la vérité de la musique, et donc de sa raison d’être ! Nous avons fait passer les caméras entre les chanteurs, c’était un gros risque ! La liberté de ce projet nous a permis de créer des atmosphères diverses qui répondaient à chacun des textes chantés. »

Paul Agnew

MUSEE JEAN-LURCAT ET DE LA TAPISSERIE CONTEMPORAINE

Les collections rassemblent des œuvres qui situent l’art textile dans l’histoire. L’accrochage, réparti en deux lieux, suit le fil de la tapisserie des années 1950 jusqu’aux démarches les plus contemporaines.

L’Hôpital Saint-Jean, remarquable ensemble architectural du 12e siècle, abrite depuis 1968, dans l’ancienne salle des malades, « le Chant du Monde » de Jean Lurçat (1957-1966). Manifeste d’un artiste engagé, écho contemporain à la tenture de L’Apocalypse, cet ensemble de dix tapisseries constitue une vision épique, poétique, symbolique et humaniste du 20e siècle.

Le bâtiment de l’ancien orphelinat (17e siècle), transformé en musée en 1986 et réaménagé en 2015, réunit un ensemble d’une soixantaine de tapisseries. La déambulation prend la forme d’un parcours chronologique linéaire retraçant l’évolution historique de la tapisserie autour des deux grandes figures, que sont Jean Lurçat (1892-1966) et Thomas Gleb (1912-1991) jusqu’à la Nouvelle tapisserie incarnée par des artistes contemporains tels Grau-Garriga (1929-2011), Patrice Hugues et Pierre Daquin

  • Mourad Merzouki & Le Concert de L’Hostel Dieu

« En écho à la folie du monde, au dérèglement climatique et aux excès humains, deux tableaux du spectacle Folia se sont imposés en résonnance avec la monumentale tapisserie Le Chant du Monde de Jean Lurçat. Le spectateur évoluera à travers différents tableaux qui mettent en lumière la folie de la danse, du visuel et du spectaculaire. »

Mourad Merzouki & Franck-Emmanuel Comte

MUSEUM DES SCIENCES NATURELLES

En retraçant l’aventure humaine depuis la préhistoire, le Muséum se veut un lieu ouvert sur l’environnement et l’écologie. Il développe et expose de précieuses collections, témoins de la diversité du monde vivant et de l’évolution de la nature.

Le musée est établi sur deux sites. D’une part, l’hôtel Demarie-Valentin et l’ancien palais comtal, en centre-ville, présentent le patrimoine naturel local aussi bien que l’histoire de la vie et la préhistoire en Anjou.

D’autre part, le site de l’arboretum Gaston-Allard conserve les collections botaniques de la Ville d’Angers. Plus de 350 000 échantillons d’herbiers témoignent de l’état de la flore aux 19e et 20e siècles.

Un projet de rénovation sur plusieurs années a commencé en 2021 : le parcours muséographique sera entièrement revu et augmenté. Un planétarium viendra le compléter.

  • LO’JO

« La ville est un verset versatile :
une cathédrale, un château,
ses fastes, ses révolutions,
en vieux français un poème de François Villon,
les théâtres de la rue, une fête et des amours,
Miles Davis sur la place foraine,
Un squat, sous la Grande Ourse, où palpitaient
des utopies, urgentes
d’humanité désemparée.
La vérité titube
et l’occident trébuche.
Sous le pont de Verdun coule la Maine qui va
calligraphier l’automne au Quai de la Savatte »

Lo’Jo